La soirée-évènement organisée par le Centre culturel pour célébrer les 30 ans de la Maison de l’urbanisme était l’occasion de mettre à l’honneur de travail mené par les personnes qui ont forgé durant trois décennies l’expertise reconnue de la Maison de l’urbanisme. Cette soirée a également permis de renforcer les liens entre les acteurs qui fondent et nourrissent notre action au sein du Centre culturel.

Il s’agissait de rappeler les défis territoriaux et sociétaux qu’il faut relever dans un territoire en mutation et soumis à une vulnérabilité croissante. L’occasion de rappeler les fondements de nos missions et de mettre en perspective l’action des Maisons de l’urbanisme dans le paysage wallon en général. Cette mise en perspective a été nourrie par la présentation du Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement du Nord (CAUE Nord), structure française qui poursuit des missions similaires.

Une table ronde a réuni Sophie Keymolen, présidente de la Maison de l’urbanisme, Michel Dachelet, inspecteur général au département de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme de la Wallonie, Audrey Contesse, directrice de l’Institut culturel d’architecture Wallonie-Bruxelles, Dimitri Belayew, président de l’asbl Espace environnement, Vincent Bassez, architecte-urbaniste, directeur délégué Flandre intérieure et Flandre maritime du CAUE Nord, et Stéphanie Pirard, fonctionnaire déléguée pour le Brabant wallon du département de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme du SPW.

Les débats ont été nourris par de courtes vidéos dans lesquelles Pauline, Clément, Gaspard et Thomas, de jeunes Brabançon·nes de moins de 30 ans, ont exprimé leur point de vue sur la manière dont le Brabant wallon a évolué et sur les virages que devrait prendre son développement à l’avenir.

Iels se sont exprimé·es sur les questions de logement, de mobilité, d’identité et de relations intergénérationnelles.

Découvrez le teaser

Et retrouvez la série de quatre capsules vidéo dans la Playlist “Maison de l’urbanisme” de la chaîne YouTube du Centre culturel du Brabant wallon

Utopies, vraiment ?

Par ailleurs, les personnes présentes étaient invitées à commenter les “Utopies” dessinées par Clothilde Buvat, qui signe ses illustrations “Tuvab”. Chaque illustration représente un futur possible pour le territoire brabançon à l’horizon 2050. Entre utopie et dystopie, ces scenarii s’appuient sur des tendances fortes du développement territorial et explorent le devenir de notre cadre de vie. L’un explore les transformations de nos mobilités et le ré-enchantement des espaces publics, un autre s’appuie sur l’arrêt de l’urbanisation des nouvelles terres et une “ultra-mutualisation” des espaces urbanisés et un troisième s’attèle aux transformations de notre territoire à l’heure des dérèglements climatiques. Autant de traits pour nous interpeller sur ce qui se trame sous nos yeux.

Outre les commentaires librement déposés par les curieux, quelques personnes se sont pliées à l’exercice du commentaire oral. Nous remercions Virginie Santilman, la maman de Clément, Jacqueline Frenay, co-fondatrice du GRACQ de Court-Saint-Étienne, venue à vélo malgré le froid, la pluie… et ses 84 ans !, Mélanie Laroche, échevine stéphanoise des Travaux et de la Mobilité, Thierry De Bie, Benoît Vermeiren et Bertrand Ippersiel qui, tous trois, ont connu les débuts du Centre culturel du Brabant wallon et de la Maison de l’urbanisme, une structure désormais bien inscrite dans le paysage du Brabant wallon.

Le prochain numéro d’Espace-vie consacrera un article à une analyse détaillée de la façon dont est perçu le futur possible pour le territoire brabançon à l’horizon 2050.

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