Ce printemps, la Maison de l’Urbanisme a eu l’occasion de présenter aux élus, aux services communaux et aux CCATMs, le référentiel Constructions et aménagement en zone inondable, il s’agissait du premier outil d’aide à la conception élaboré par le Gouvernement wallon pour accompagner les demandeurs dans leurs demandes de permis intégrant la problématique des inondations.

Le second référentiel Gestion durable des eaux pluviales qui découle de la circulaire inondations du 23.12.2021 est désormais également disponible sur le portail de la Wallonie. 

Il vient compléter le premier référentiel en se basant sur trois principes :

    • Retenir et infiltrer les eaux de pluie afin de limiter la production de ruissellement
    • Intégrer la gestion de l’eau de pluie comme élément de composition architecturale, paysagère et urbanistique 
    • Protéger l’environnement et les nappes d’eau souterraine des risques de pollution

Parmi les principes édictés, on retiendra tout particulièrement les solutions basées sur la nature qui sont souvent plus faciles à mettre en place et permettent de réduire les coûts de gestion. De plus, ces solutions vont de pair avec une prise en compte globale des enjeux écologiques et paysagers.

Le référentiel propose un panel de solutions techniques définies en 14 balises, organisées selon 4 stratégies : évaluer, éviter, atténuer ou compenser le risque. 

  1. ÉVALUER.
    Y sont abordés ici les besoins du projet en termes de volume d’eau à gérer en intégrant les éventuelles zones à risque en matière d’infiltration et l’évaluation de la perméabilité du sol.  On insiste aussi sur l’importance de consulter les instances d’avis en phase de conception de projet.
  2. ÉVITER.
    Éviter ou limiter dans la mesure du possible l’imperméabilisation des sols et les impacts en aval du projet est la première stratégie à avoir. Il est aussi question de ne pas saturer le réseau de collecte et d’égouttage et d’éviter tout rejet de polluants dans l’environnement. 
  3. ATTENUER.
    Si éviter s’avère insuffisant ou peu efficient, il s’agira de mettre en place des dispositifs à ciel ouvert ou enterrés au sein des infrastructures qui permettent d’infiltrer ou de retenir les eaux à la parcelle. Le modelage du relief accompagné de plantations pour ralentir le ruissellement est également recommandé dans certains cas.
  4. COMPENSER.
    Des mesures compensatoires peuvent être prises à l’échelle de la parcelle ou du bassin versant. Il s’agit de compenser les débits issus des surfaces dont l’imperméabilisation ne peut être évitée. Pour se faire, selon les cas, Il est proposé de désimperméabiliser les zones imperméables ou de mettre en place des mesures visant à réduire l’impact du projet en termes de gestion des eaux pluviales.

En seconde partie du référentiel, on peut trouver 10 fiches techniques illustrées détaillant des ouvrages hydrauliques qui peuvent être mis en place à ciel ouvert ou enterrés. Des explications en termes de conception, réalisation et entretien y sont étayées. 

Pour rappel, les deux référentiels n’ont pas de valeur légale mais constituent des outils d’aide à la conception et à la décision. En effet, La mise à disposition de ces deux référentiels apporte assurément une plus-value pour les concepteurs et les décideurs afin d’intégrer la gestion des eaux pluviales en général et le risque d’inondations en particulier aux outils d’aménagement du territoire et aux permis d’urbanisme. 

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