Sensibilisation au territoire dans les écoles brabançonnes
Les Communes ne sont pas les seules à apprendre jongler avec les nouveaux concepts du Schéma de Développement du Territoire : centralités, artificialisation… et j’en passe. Les commissions locales, les architectes s’y sont plongé·es… et nos enfants aussi !
Chaumont Gistoux, Louvain-la-Neuve, Tangissart, Marilles, Jandrain… des dizaines d’enfants ont démystifié l’aménagement du territoire et ont pris le quartier de l’école comme cible de leur exploration. Retour sur ce que ces matinées d’animation scolaire dans les écoles brabançonnes nous apprennent du regard des enfants sur leur territoire et les potentiels qui s’ouvrent pour les impliquer dans son devenir.
L’animation scolaire que nous menons dans les écoles pour les 10-12 ans a été revue en 2025. Le base : expliquer le b.a-ba de l’aménagement du territoire en faisant écho aux notions développées dans le programme pédagogique de la fédération Wallonie-Bruxelles. Le plus : expliquer les principes de la politique d’aménagement du territoire en Wallonie et l’optimisation spatiale en passant par les concepts clés et les outils déclinés à l’échelle régionale et communale.
Il est vrai, c’est un défi de taille, tant ces notions semblent théoriques et éloignées du quotidien ! Il n’en est rien. Et les enfants (et leurs professeurs au passage !) l’ont compris ! Pour ancrer ces notions, on mobilise l’expérience des enfants et les connaissances de personnes ressources. Avec eux, on lève les yeux sur les espaces autour de l’école pour décoder ce qu’ils étaient, ce qu’ils sont devenus et poser la question de ce qu’ils pourraient devenir à la lumière des défis de l’optimisation spatiale.
Plusieurs dispositifs pédagogiques sont utilisés : un carnet mêlant théorie et exercices, une animation mêlant illustrations, activités et témoignages, une mise en mouvement, des rencontres. Et un principe général conduit l’activité : s’ancrer dans son territoire pour devenir acteur de sa transformation. Ici : l’école et son quartier. À Chaumont-Gistoux, à Louvain-la-Neuve, à Tangissart, à Marilles et Jandrain et bientôt à Rixensart, c’est chaque fois pareil : Où se situe l’école, comment le quartier a-t-il évolué, pourquoi ne fonctionne-t-il plus comme au temps des grands parents et pourquoi faut-il modifier des choses ? Quels sont les marqueurs du temps pour comprendre ce qu’il est devenu ? Que veut-on qu’il soit demain ? Non pas dans une vision futuriste, ni même dans une logique d’extension ou de forte croissance… mais dans sa capacité à se renouveler pour répondre, ici et maintenant, aux besoins fondamentaux de vitalité, de rencontre, de partage d’espaces publics, ou encore d’accès au logement adapté.
À la question : « que préfèrent les enfants dans l’animation et qu’en retiennent-ils ? », Alison, l’architecte qui assure ces animations répond : « Ils adorent découvrir, voir et imaginer les reconversions. Ici, c’est une école devenue habitation, là, ce sont des bâtiments qui étaient autrefois café et épicerie qui animaient la place… là encore, avant… c’était les champs balayés par les vents. Ils adorent aussi se projeter dans une dynamique participative du quartier en jouant la carte de la concertation. »
L’animation rencontre un beau succès tant du côté des élèves que des professeurs. Sa réussite tient aussi du partenariat qui se noue en chaque lieu avec des témoins clés de l’histoire : professeur, membres d’un cercle d’histoire et autres.
L’animation pour le public scolaire existe à la Maison de l’urbanisme depuis plus de dix ans. Elle évolue au gré des enjeux de territoire, des avancées dans les politiques d’aménagement, des besoins… une histoire à dérouler encore et encore !



