Il est de coutume que les équipes se donnent une journée par an hors les murs, histoire de mieux se connaitre et découvrir de nouvelles choses ensemble. Le service cadre de vie de la commune de Rixensart n’échappe pas à la règle… avec l’envie de profiter de ce moment pour découvrir, apprendre, échanger autour de sujets en lien avec les matières traitées : urbanisme, environnement, mobilité. Et pour ce faire, ce service communal a fait appel à la Maison de l’urbanisme. Plusieurs propositions ont été faites et c’est une rencontre avec le collectif d’architectes La Verte voie qui a suscité son intérêt.

Nous avons été accueilli·es par Jean-Fred Lambert et Catherine Massart, deux fers de lance du collectif. L’un, Jean-Fred, est architecte, urbaniste et président d’une CCATM. L’autre, Catherine, est architecte et chercheuse à l’UCL au sein de l’équipe d’architecture et climat. Leur expérience propre et l’expérience du collectif ont été mises au service d’une discussion centrée sur une question qui reste d’actualité en Brabant wallon : Quelle place donner au bois dans l’architecture ? Quelles sont les vertus de ce matériau ? Et ses limites ? Pourquoi la réticence à son égard reste-t-elle souvent présente ?

Pour débuter la matinée, nos deux compères ont exposé la philosophie de travail du collectif : une architecture écologique qui s’émancipe de la course à la publication au profit de projets sobres et d’une recherche continuelle de techniques adaptées. Le collectif apporte aussi une attention à son organisation. Ici, c’est la sociocratie qui s’expérimente au quotidien.

S’en suit un exposé théorique sur le bois, ce matériau souple, durable par nature, sujet de nombreuses recherches démontrant sa robustesse. La démonstration est limpide. Il n’en reste pas moins que le bois suscite encore des inquiétudes pour de nombreux citoyen·nes et autorités délivrantes. La principale inquiétude est son vieillissement. Motif qui trouve sa justification dans la valeur esthétique du vieillissement bien plus que sa valeur constructive. Une question de goût ? Une question culturelle avant tout et un rapport à l’architecture vivante, évolutive.

Rixensart est plutôt bon élève en la matière. De nombreux projets en bois y ont été octroyé. C’est loin d’être le cas de toutes les communes. Le bois est un des matériaux inscrits dans le guide d’urbanisme de Rixensart. Cela aide.

Outre la question du bois, c’est l’enjeu du guide d’urbanisme qui est relevé : jusqu’où un guide d’urbanisme doit s’immiscer dans le langage architectural ? Le choix d’un matériau est-il si déterminant dans la sacro-sainte recherche d’intégration ? N’y donne-t-on pas trop d’importance au détriment d’une plus grande attention au cycle de vie des matériaux, à l’implantation du bâtiment, à l’évolutivité des espaces, ou encore à l’aménagement des abords ?

Pour prolonger la discussion, nos architectes nous ont montré deux réalisations démontrant la technicité requise pour la construction paille et bois, mais aussi la chaleur des espaces conçus.

Merci à eux !

Prochains évènements